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Maurice Blanchot, L'écriture du désastre, Paris, Gallimard, 1980, p. 63.
Après avoir exploré les méandres de la violence interpersonnelle dans notre dernier numéro, Violence Psycho, nous abordons ici même les effets de la violence dans le contexte d'une mondialisation galopante. Violence sans fin, violence sans frontières, l'aspect illimité de la chose est flagrant. Et même, pourrait-on dire, plus il y a de mondialisation, plus il y a de violence. On peut se demander pourquoi, en chercher les fondements, rationaliser la chose, il reste que la violence tient de l'irrationnel, de la démesure et de la folie collective, à toutes fins utiles.
Identités territoriales et religions demeurent les grands facteurs qui influencent la violence sur le plan mondial. Les conflits sont cependant moins circonscrits qu'avant; les enjeux que ceux-ci représentent entre pays ou nations s'étendent à l'ensemble de la planète, comme nous le démontrent les mouvements issus de l'islamisme intégriste qui essaiment dans la majorité des continents. Les moyens de communication et la diffusion massive de l'information alimentent la violence et la font courir comme une traînée de poudre. Comme nous l'avions relevé précédemment, ce phénomène endémique est intimement lié à des questions d'identité. Cela joue tant sur la collectivité que sur l'individualité. La ...
<écriture du désastre>